En ligne le 1er septembre 2008
Les ours importés dans les Pyrénées ont beau avoir été "plantés" dans la Haute Garonne (en catimini, de nuit, sans tambours ni trompettes), en bon connaisseurs de lieux tranquilles et sauvages ils passent très vite dans l'Ariège, où ils se trouvent bien ... on les comprend.Je suis défavorable à la réintroduction arbitraire de l'ours dans les Pyrénées. Nos ancêtres ont risqué leurs vies pour combattre ce redoutable prédateur que l'angélisme bobo ne transformera jamais en bon nounours. Les Ariégeois y sont en grande majorité opposés et il y a un certain mépris dans la façon dont ils sont tenus à l'écart des décisions et traités comme des demeurés par ceux qui n'ont jamais vu un veau égorgé.
J'ai écrit en 2006 un article à ce sujet dans Mezetulle ; une vive discussion le suit et je me permets d'y renvoyer les lecteurs.
2008. La désinformation atteint à présent des sommets, tandis que Carla Bruni-Sarkozy fait un coup de pub en faveur de l'ours. On ne sait pas que l'ours descend à des altitudes très basses. Un minicar transportant des jeunes handicapés a heurté un ours sur la N 20 en juillet 2008. Des traces ont été relevées cet été 2008 dans les environs de Comus, à moins de 1000 m d'altitude, et quand je dis des traces, je ne parle pas seulement d'excréments. Fin août début septembre 2008, la chasse est interdite dans une zone proche de Bélesta où je réside, à environ 800 m d'altitude, parce que la présence d'un ours a été décelée. En apprenant cela, j'ai mis un sifflet dans ma poche : j'ai plus de chances de rencontrer un ours au-dessus de ma maison qu'en me promenant en haute montagne !
Un fauve carnivore très puissant qui n'a pas de prédateur et qui n'a peur d'aucun autre être vivant est très dangereux, or c'est le cas de l'ours dont la chasse est interdite. Même les hommes ne sont pas dans cette situation puisqu'ils ont peur, à juste titre, les uns des autres. Un fauve exporté, totalement dénaturé comme le sont ces malheureux ours slovènes transplantés est encore plus dangereux parce que totalement déboussolé.
Pour véritablement régénérer une population naturelle d'ours, il faudrait en réintroduire plusieurs centaines : personne n'est prêt à cela. Les ours pyrénéens sont une espèce en voie de disparition dans les conditions naturelles. Qu'on nous les montre donc dans des parcs naturels où ils seront à l'abri et nous aussi. Mais sur les sentiers et près des bergeries et des étables, on se passe très bien d'eux.
A consulter : les pages d'information (et non de désinformation officielle...) sur le site Pireneus.com.Voir aussi sur ce blog l'article Il faut vous habituer à l'ours, bande de péquenots!
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